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Les travaux de restauration - Les principes
 
Restauration des cours d'eau:
 
                                                                  
Boudigau - Avant les travaux

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 Boudigau - Après les travaux

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Travaux de restauration du Boudigau:
 

Une des premières décisions du Bureau Syndical:
Le bureau syndical, s’est réuni le 29 Octobre 2001 sous le thème général «la restauration des cours d’eau».
Au vu de l’encombrement de certains cours d’eau, l’accent a été mis sur le Boudigau qui est l’exutoire du marais d’Orx, des canaux de ceinture et du bassin versant de l’Anguillère.

Rappel du contexte d'intervention: 
Les cours d’eau de notre bassin versant sont non domaniaux. Les berges et le lit des cours d’eau appartiennent donc aux propriétaires riverains. Il leur incombe donc de préserver le bon état du cours d’eau et de son écoulement.
Au vu du manque d’entretien général sur l’ensemble du bassin versant, le syndicat mixte de rivière Bourret Boudigau et le SIVU de gestion de Anguillère, Palibe, Northon et Aygas se substituent aux propriétaires riverains et ce pour réaliser la restauration et l’entretien des cours d’eau.
Une déclaration d’intérêt général a été donc engagée. Cette procédure est passée par une phase d’enquête publique.

 
Pourquoi une restauration de cours d'eau?
La restauration est nécessaire suite à l'abandon d'un cours d'eau. Cette démarche lourde permet de remettre en état le cours d'eau. Les travaux  de restauration permettent d'obtenir à nouveau un peuplement forestier équilibré mais nécessitent l'utilisation de matériels importants et parfois spécifiques. Il y a donc recours à des entreprises spécialisées, qui effectuent les travaux (ces derniers étant attribués suite à une procédure d'appel d'offres).
La rivière est un milieu vivant en perpétuel changement.

Au cours du temps, elle se transforme et se déplace au gré des phénomènes d’érosion. Son débit varie lui aussi en permanence.
Lorsque la rivière n’a pas été entretenue depuis de longues années, c’est le cas de l’ensemble des cours d’eau de notre bassin versant, ses capacités d’écoulement peuvent être réduites et les inondations devenir fréquentes.
La restauration et l’entretien de la rivière consistent alors à :
- améliorer l’écoulement des eaux dans les zones sensibles aux inondations en supprimant les embâcles qui ralentissent et déportent le courant.
- lutter, lorsque c’est nécessaire, contre l’érosion des berges en les stabilisant par des moyens naturels, tels l’entretien régulier de la ripisylve ou l’emploi de protections de berges en génie végétal.
- améliorer la ressource en eau en contribuant à l’épuration des eaux provenant des activités humaines
Un suivi est indispensable afin de garder le bénéfice d’opérations souvent coûteuses.

L'entretien et la restauration étant d'intérêt général, les collectivités ont décidé d'entreprendre les travaux nécessaires à la réhabilitation des cours d'eaux, en se substituant, temporairement, aux propriétaires. Ces travaux se font en totale concertation avec les propriétaires afin de préserver autant que possible les usages liés aux parcelles limitrophes.


 
La berge idéale est composée de 3 espaces:
  
1° La ripisylve:
C'est une zone primordiale à préserver, qui assure la stabilité des berges. Elle fournit également l'ombre nécessaire aux exigences de la vie aquatique et joue un rôle de filtre pour les pollutions de surface.
Cet espace est sensible et toute atteinte à cette protection naturelle entraîne des problèmes d'érosion des berges. Il faut donc faire attention aux espèces que l'on plante à ce niveau.

 
On peut y planter:
Aulne, Saule, Tilleul, Orme, Charme, Erable, Noyer, Noisetier, Houx, Chêne pédonculé, Merisier, Fusain, Viorne, Aubépine, etc...

 
Les faux amis des berges:

Robinier ou acacia: espèce envahissante, ne tient pas les berges et empêche le développement des autres  espèces.

Renouée du Japon: espèce échappée des parcs qui empêche le développement des autres espèces. Ne tient pas les berges et en hiver possible formation d'embâcles à cause des tiges sèches.

 
Résineux: la plupart du temps peu stables et les aiguilles acidifient l'eau. Les résineux sont plus adaptés à l'espace tampon.

 
Peupliers: peu stables, à planter en retrait de la berge (environ à plus de 6 m). Donc ils sont plus adaptés à l'espace tampon.
 
 
2° L'espace intermédiaire

Cet espace fournit les abris nécessaires ainsi que la nourriture pour les animaux. Sa largeur de 3 à 4 m contribue également à la fixation des berges. Il joue un rôle de dépollution, de brise vent et réduit la vitesse d'écoulement en périodes de crues.
Cet espace intermédiaire est souvent aménagé de manière à permettre la formation de sentiers pédestres.
 

3° L'espace tampon
 
D'une largeur de 15 à 30 m, il ne doit pas être mis en culture.
En effet, cet espace piège les produits phytosanitaires jouant ainsi un rôle de filtre.
Il peut aussi fonctionner comme une éponge, c'est à dire qu'il retient l'eau et peut la restituer en période de sécheresse.

La restauration des berges:

Il s'agit de reconstituer des berges au moyen de techniques variées.

Techniques de génie végétal
Techniques anciennes basées sur la simple capacité des végétaux à protéger la berge. La pose de pieux vivants, de branchages de saules conjuguée à des bouturages et de la replantation, permet une recolonisation du milieu par la végétation qui assurera une protection efficace, le réseau racinaire maintient, la berge, les parties aériennes des arbres et arbustes freinent le courant lors des hautes eaux et atténuent les effets dévastateurs des eaux.

Techniques de génie civil
Utilisation de matériaux de construction (le plus souvent blocs rocheux) pour protéger les berges des assauts du courant.
Ces deux techniques répondent à des phénomènes d'érosion précis et doivent être employées en alternance.


 
Le tressage:
Le tressage est une protection du pied de berge réalisé avec des branches de saules vivants entrelacées autour de pieux. C'est une technique efficace, capable de résister immédiatement à de fortes contraintes hydrauliques. Elle est souvent combinée à d'autres techniques de protection de l'ensemble du talus (ensemencement, boutures, plantations, lit de branches,...)
 
 
 tressage_tchic_a_tchic_1.jpg
 

La fascine:
La fascine est une protection du pied de berge réalisée avec des branches de saules vivants, assemblées en fagots et fixées par des pieux.
Comme le tressage, elle est régulièrement accompagnée d'autres techniques complémentaires (boutures, ensemencement, lit de branches,...)
Cette technique peut être préférée au tressage lorsqu'on dispose de petites branches touffues de saules, trop petites pour la confection d'un tressage.
Il faut noter que la fascine nécessite des quantités de branches plus importantes que le tressage et sa mise en oeuvre est un peu plus importante.
La fascine peut être réalisée par différentes méthodes, adaptées en fonction de la situation locale ou du savoir faire des entreprises. Seules les deux plus courantes sont ici décrites.
 
 
Fascine_Anguillere1.jpg
 
 
  

 
Le peigne:
Le peigne est une protection de l'ensemble de la berge par accumulation de végétaux grossiers (saules vivants ou autres) au pied de la berge, capables de piéger les éléments fins en suspension dans l'eau. C'est une technique adaptée aux cours d'eau qui transportent beaucoup d'alluvions fines lors des crues. Elle est particulièrement efficace pour protéger les anses d'érosion. C'est une solution relativement simple qui peut être
 
 Myriophylle_et_peigne_001.jpg
 
peigne_aval_RG_P4.jpg

 
Le bouturage:
Le bouturage est une technique qui consiste à reproduire une plante à partir d'un segment de branche (bouture). Cette méthode utilise la capacité qu'ont certains végétaux de produire des racines adventives à partir d'un morceau de tige séparé de la plante mère. Elle constitue un procédé économique et simple, qui permet d'obtenir rapidement la végétalisation des berges de cours d'eau (peuplement pionnier).
 
 
 Bouturage_Fascine.jpg
  
 
 
Le tunage:
La technique du tunage consiste à placer des planches ou rondins jointifs horizontalement, derrière un rideau de pieux verticaux et fixés à ceux-ci par du fil de fer. Un géotextile non tissé, aiguilleté, en polypropylène sera mis en place derrière la protection pour filtrer le sable. Les deux rondins ou planches du bas de la protection seront ancrés dans le lit.
Des boutures de saules seront plantées sur la zone remblayée et/ou sur la pente de la berge, complété par un mélange grainier collé.
En fonction de la nature du sol en place, un apport de terre végétale sera réalisé pour les boutures.
La hauteur du tunage ne devra pas excéder 80 cm.  
 
 
  Er_3_finie.jpg
 
 
 
L'enrochement:
 
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Date de création : 16/11/2009 @ 11:37
Dernière modification : 01/08/2013 @ 09:32
Catégorie : Les travaux de restauration
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